Je reviens d’une retraite avec le Vénérable Phakyab Rinponché, où j’ai reçu les enseignements du Phowa – le transfert de la conscience au moment de la mort.
C’est une expérience qui invite à l’introspection. La mort est la seule certitude que nous ayons depuis toujours, même si nous cultivons l’incertitude de ce moment. Pourtant l’impermanence est présente à chaque instant, d’ailleurs nos cellules meurent sans cesse.
Cette retraite m’a rappelé l’impermanence de tout : de soi, des autres, et peut-être même cette idée bouddhiste que le « moi » tel qu’on l’imagine n’existe pas vraiment.
Alors si le « soi » n’existe pas à quoi me sert d’être Thérapeute ?
Parce que justement, au cabinet, c’est ce « soi » en souffrance que l’on accueille.
Quand on se sent dans ces états de souffrances, j’aime imaginer que notre monde intérieur est comme un jardin envahi par les mauvaises herbes et autres, qui viennent déstabiliser un certain équilibre à des niveaux plus au moins supportables.
La Thérapie permet tout d’abord de faire un état des lieux, puis de débroussailler pour y voir plus clair :
- Se rendre compte que cette magnifique glycine crée des trous dans le mur et qu’elle serait mieux autour de la pergola.
- Comprendre que les hortensias vivent mieux à la mi-ombre qu’en plein soleil.
- Réaliser que les feuilles mortes ont bouché les gouttières …
- Et aussi voir que les palmiers sont en pleine santé et que les fleurs du bougainvillier que tu aimes tant étaient cachées par la branche d’arbre tombée lors de la dernière tempête.

A LIFE TRULY LIVED CONSTANTLY BURNS AWAY VEILS OF ILLUSION, BURNS AWAY WHAT IS NO LONGER RELEVANT, GRADUALLY REVEALS OUR ESSENCE, UNTIL, AT LAST, WE ARE STRONG ENOUGH TO STAND IN OUR NAKED TRUTH.
– Marion Woodman
Faire une thérapie, c’est remettre de l’ordre dans son jardin intérieur. C’est apporter plus de lumière à certains endroits, toucher des blessures conscientes, inconscientes ou oubliées et ancrer des sources et ressources de guérison.
Débroussailler, déplacer, tailler, réparer, ajuster, transformer.
Pas à pas, on retrouve une clarté, une légèreté. Un peu comme si l’air qu’on respirait devenait plus doux. Comme si la vie avait un meilleur goût, plus de saveurs, plus de couleurs. Comme si les caresses du vent nous invitaient à s’arrêter, juste pour sentir. Dans un temps suspendu, là où les cellules se régénèrent.
Même les moments moins faciles sont impermanents. Comme le dit si bien Pema Chödrön : « You are the sky, everything else – it’s just the weather ».
Prendre le temps d’apprivoiser de son jardin intérieur, c’est s’autoriser à être moins pris dans le « dur » de la vie. C’est de garder du recul et laisser les émotions nous traverser en conscience, comme un nuage qui passe. Parce qu’après la pluie, le soleil revient toujours.
Envie de cultiver ton jardin en ce moment ?
Le cabinet est ouvert, tu peux réserver ton moment suspendu.
